novembre 2009


RsAs : Premier test vidéo

Jeudi 26 novembre 2009

Notre projet Rencontres Africaines se prépare. On s’approche de plus en plus vite de la date de départ (plus que 6 semaines !).Voici un premier petit reportage que nous avons réalisé avec Joan pour nous entrainer, mieux maîtriser le matériel… et réaliser tout le boulot qu’on a devant nous pour apprendre à bien écrire, filmer et monter un reportage audiovisuel. Episode 0 : Coach “Vévé”envoyé par Rencontres-Africaines. - Découvrez les dernières vidéos de sport.Au final, pour un premier test, on est quand même content…. et même un peu soulagé : on se dit que l’on sera capable de réaliser assez vite des petits reportages dont on pourra être fier.Il y a plein de détails (plus ou moins importants) où on s’est raté (le réglage qui va pas sur la caméra, le micro qui tombe, la question qui tue qu’on oublie de poser, etc…). Mais c’est bien maintenant que l’on doit les faire !On va tenter de faire un autre reportage avant de partir, tant qu’à faire on va essayer de trouver un sujet qui soit plus proche de ce que l’on peut espérer trouver durant nos 7 mois de voyage…

Test diapo photo

Dimanche 22 novembre 2009

Je fais des tests pour trouver une formule de diapo photo avec ambiance sonore. Les premiers lecteurs de photos (gratuits) ne m’ont pas trop emballé. Alors j’ai testé avec un logiciel de montage vidéo (Premier Pro). Mais la qualité n’est pas au rdv comme vous pourrez le voir ci-dessous.En attendant je continue de chercher la bonne formule (payante certainement). Ambiances Nocturnes - Diapo 1 sur 3envoyé par FliAssawayaaa. - Futurs lauréats du Sundance. Ambiances Nocturnes - Diapo 2 sur 3envoyé par FliAssawayaaa. - Découvrez des webcam de personnalités du monde entier. Ambiances Nocturnes - Diapo 3/3envoyé par FliAssawayaaa. - Rencontrez plus de personnalités du web.

Papé fait de la résistance

Jeudi 19 novembre 2009

(article rédigé pour le journal Sud Ouest édition Dordogne - partie 2/2)imgp8623.jpgÀ tous les postesDepuis le début de l’entretien, Papé garde précieusement entre ses mains une feuille jaunie et griffonnée. Il la déplie soigneusement. De ce bout de papier quadrillé, vingt-cinq ans d’histoire de football amateur nous contemplent. De 1984 à 2009, Papé y a consigné année après année son engagement au sein du club. Les montées, les descentes, les grandes épopées en National ou encore la rétrogradation administrative de 2005. « Une histoire douloureuse, beaucoup de peine ». Entraîneur, dirigeant, intendant, trésorier et même président ! Papé aura tout connu avec le TFC. Toutes les époques et tous les postes. Les déplacements aux quatre coins du pays l’ont marqué : « Des aventures humaines tellement riches. C’était une façon de visiter la France. Une année, à Valenciennes, les gens n’avaient jamais entendu parler de Trélissac. Nous avions sorti une carte pour situer notre ville. Quelque part, nous avons été un bon moyen de faire connaître la commune un peu partout. »Pas prêt de s’arrêter Monsieur Prevost se retourne avec délice sur le passé, mais son regard devient tout aussi gourmand lorsqu’il évoque l’avenir. « Le président nous a demandé, avec Daniel Lavignac, de coordonner l’activité des bénévoles les jours de matches. » Billetterie, sandwiches, accueil des arbitres, prise en charge des équipes…Toute une logistique pour laquelle 20 à 30 bénévoles ne sont jamais de trop.À 73 ans, Papé croque encore dans la vie comme un jeune premier. Peut-être n’est-il pas trop tard pour débuter une carrière de joueur… « Je continuerai encore vingt ans si la santé suit. Lorsque vous côtoyez des jeunes depuis si longtemps, vous gagnez au moins dix ans d’âge. Pour quej’arrête, il faudra me virer à coups de piedaux fesses ! ».

Papé fait de la résistance

Mercredi 18 novembre 2009

(article rédigé pour le journal Sud Ouest édition Dordogne - partie 1/2)imgp8603redef.jpgRobert Prevost, dit « Papé », est bénévole au TFC depuis 25 ans. Il a tout connu dans un club où il se dévoue avec passion. Les saisons passent et le grand-père reste fidèle au posteShort, claquette, chronomètre, et polo de sport. À 73 ans, Papé est bien plus à l’aise sur un banc de touche que tranquillement assis sur un fauteuil molletonné. Après 25 saisons de bénévolat au sein du Trélissac FC, le septuagénaire ne semble toujours pas fatigué. « J’ai tout de même marqué une pause en 2006. J’avais un peu moins envie, alors j’ai coupé les ponts avec le club pendant…deux mois. Entre juin et juillet. » Vous avez dit passionné ?Joueurs, dirigeants, anciens, nouveaux… Tous connaissent Robert Prevost. « On m’appelle Papé. Je suis le doyen. C’est un peu comme dans le film avec Yves Montand. Ici, je suis le papé de tout le monde… ». Fabrice Faure, président du club, est le premier à reconnaître l’importance du personnage pour la vie du TFC : « C’est un vrai bénévole. Toujours là, toujours prêt à rendre service. C’est la figure de proue du club.» Daniel Lavignac, responsable de l’organisation et des bénévoles, abonde dans le même sens. « Je connais Robert depuis bientôt vingt ans. Ce sont les joueurs qui ont trouvé son surnom. Mais je ne pourrais pas vous dire à quand cela remonte…Il fait partie des meubles ici ! »Il ne faut pas longtemps pour s’apercevoir que Papé est un grand-père bien trop attachant pour jouer l’oncle sénile du film« Manon des Sources ». Le doyen des bénévoles est à Firmin-Daudou ce que le foie gras est au Périgord, une tradition inusable. Une entrée gastronomique indémodable, dont on ne se lasse jamais quand on vient déguster les mines déconfites de l’équipe adverse les soirs de matches. Ces derniers n’auraient certainement pas la même saveur si Papé décidait un jour de ne plus y mettre son grain de sel logistique. Cet infatigable bénévole a foi en son club. Sûrement parce qu’il se considère comme « un pur produit périgourdinL’autorisation de son épouse Fils de cultivateur, Robert Prevost a très vite réalisé que son chemin ne pourrait suivre le sillon déjà tracé par ses parents. « Il n’y avait pas assez de travail pour moi à la ferme. » Le jeune homme a alors 20ans. Il ne portera pas la blouse d’agriculteur. Ce sera l’uniforme, comme ses amis d’enfance, avec qui il s’engage dans l’armée, direction le contrôle aérien. « Au départ, je ne pensais pas y faire carrière. Je partais pour deux ans. Un peu dans l’inconnu… »Mais le temps passe, le contrat se renouvelle. Une fois. Puis deux. Et l’aventure se transforme finalement en métier. « Il y a bien eu des moments de doute, mais je n’avais pas de raison de quitter l’armée. Et puis, pour faire quoi ? » Les vieux souvenirs ont la carlingue dure, on peut les sentir redécoller en un instant dans ses yeux devenus pétillants.Après des missions en Algérie et en France, le capitaine Prevost trouve un poste à Bordeaux. Il se rapproche de sa famille, passe plus de temps avec Simone, son épouse, et ses deux filles, Martine et Corinne. « On m’a proposé une promotion à Paris, mais je l’ai refusée. Je ne voulais plus m’éloigner autant de mes proches. » Même si la passion et le dévouement du futur bénévole déborderont plus tard sur sa vie familiale…« J’ai demandé l’autorisation à mon épouse lorsqu’il a fallu suivre l’équipe première dans ses déplacements. »L’année 1984 marque la fin d’un cycle : le militaire tire sa révérence. Vient l’heure de la reconversion dans le civil, et surtout, la naissance d’une vocation: le TFC. « Le foot m’a aidé à tourner la page. »

Note d’intention du projet RsAs

Dimanche 15 novembre 2009

www.rencontres-africaines.org« J’ai depuis visité quinze zones du monde parmi les cinq continents, pour témoigner à la fois de l’uniformité des préoccupations communes à l’humanité et de l’infinie et merveilleuse diversité dans laquelle celle-ci les exprime… ».Titouan Lamazou. Depuis 2006, je découvre quelques fragments d’Afrique. Plus le temps passe et plus les représentations que l’on donne de ce continent me paraissent naïves voire dangereuses. Plus le temps passe et plus il me semble rare de trouver des points de vues qui ne se laissent glisser ni vers le misérabilisme, ni vers l’exotisme. Qui ne peuvent s’empêcher de réduire un continent à un vaste terrain peuplé d’hommes et de femmes aux folklores semblables. C’est peut être le propre des regards que nous portons sur l’étranger. Ce besoin de définir et de s’expliquer l’inconnu en le simplifiant, en le réduisant… et donc très vite en le caricaturant. J’ai toujours la plus grande difficulté à trouver la bonne distance face aux stéréotypes qui nous permettent de nous représenter le monde, de le discuter, et aussi d’en rire…Titouan Lamazou oppose « l’uniformité des préoccupations communes à l’humanité » et « l’infinie et merveilleuse diversité dans laquelle celle-ci les exprime… ». Rencontres AfricaineS prend le parti de mettre en avant le caractère fondamental du premier sur le second. D’appuyer sur ce qui rapprochent les hommes, leurs craintes et leurs aspirations universelles (manger, boire, trouver sa place dans la société, se reproduire, être heureux) et non sur ce qui les différencient : la diversité des pratiques pour assouvir ces aspirations. Partir de ce qui nous rapproche et non de ce qui nous différencie. Se rassembler autour de ce qui nous uni. Faire preuve d’empathie. Voilà il me semble le meilleur moyen de vraiment comprendre l’autre et sa différence.Comment trouver l’opportunité de parler d’Afrique sans allusion aux couplets « guerre-sida-famine-corruption » ou « nature-sagesse-temps-animalité » ? Rencontres AfricaineS répond avec pragmatisme : le football, la prochaine coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010. L’organisation de la première coupe du monde de football sur le continent africain va, durant des semaines, polariser l’ensemble des regards, monopoliser l’attention médiatique internationale. Le football « paillettes » donc, mais aussi le football comme lien social, le football comme langage quasi universel. Le football comme facilitateur de rencontre, le football comme vecteur d’émotion et de joie qui se partage et se communique sans code et langage communautaire. Le ballon rond rebondit de la même manière pour tout le monde. Sable, bitume ou gazon, voilà des terrains propices aux échanges de passes et de points de vue, si affinités. Après de nombreux dribbles chaloupés et quelques jongles ajustées, les rythmes cardiaques s’accélèrent, l’ambiance se réchauffe et le cœur des défenses adverses se laissent plus facilement pénétrer.« Rencontres Africaines » veut raconter des histoires d’hommes et de football et réaliser des portraits au fil d’un voyage sur ce continent. Partir du football, de son implication sociale au sein des communautés rencontrées, pour découvrir des femmes et des hommes. Observer « l’infini et merveilleuse diversité » de leurs spécificités, de leurs mode vie, pour mieux révéler l’universalité de leurs aspirations au bonheur.imgp5876.jpg