Note d’intention du projet RsAs

www.rencontres-africaines.org« J’ai depuis visité quinze zones du monde parmi les cinq continents, pour témoigner à la fois de l’uniformité des préoccupations communes à l’humanité et de l’infinie et merveilleuse diversité dans laquelle celle-ci les exprime… ».Titouan Lamazou. Depuis 2006, je découvre quelques fragments d’Afrique. Plus le temps passe et plus les représentations que l’on donne de ce continent me paraissent naïves voire dangereuses. Plus le temps passe et plus il me semble rare de trouver des points de vues qui ne se laissent glisser ni vers le misérabilisme, ni vers l’exotisme. Qui ne peuvent s’empêcher de réduire un continent à un vaste terrain peuplé d’hommes et de femmes aux folklores semblables. C’est peut être le propre des regards que nous portons sur l’étranger. Ce besoin de définir et de s’expliquer l’inconnu en le simplifiant, en le réduisant… et donc très vite en le caricaturant. J’ai toujours la plus grande difficulté à trouver la bonne distance face aux stéréotypes qui nous permettent de nous représenter le monde, de le discuter, et aussi d’en rire…Titouan Lamazou oppose « l’uniformité des préoccupations communes à l’humanité » et « l’infinie et merveilleuse diversité dans laquelle celle-ci les exprime… ». Rencontres AfricaineS prend le parti de mettre en avant le caractère fondamental du premier sur le second. D’appuyer sur ce qui rapprochent les hommes, leurs craintes et leurs aspirations universelles (manger, boire, trouver sa place dans la société, se reproduire, être heureux) et non sur ce qui les différencient : la diversité des pratiques pour assouvir ces aspirations. Partir de ce qui nous rapproche et non de ce qui nous différencie. Se rassembler autour de ce qui nous uni. Faire preuve d’empathie. Voilà il me semble le meilleur moyen de vraiment comprendre l’autre et sa différence.Comment trouver l’opportunité de parler d’Afrique sans allusion aux couplets « guerre-sida-famine-corruption » ou « nature-sagesse-temps-animalité » ? Rencontres AfricaineS répond avec pragmatisme : le football, la prochaine coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010. L’organisation de la première coupe du monde de football sur le continent africain va, durant des semaines, polariser l’ensemble des regards, monopoliser l’attention médiatique internationale. Le football « paillettes » donc, mais aussi le football comme lien social, le football comme langage quasi universel. Le football comme facilitateur de rencontre, le football comme vecteur d’émotion et de joie qui se partage et se communique sans code et langage communautaire. Le ballon rond rebondit de la même manière pour tout le monde. Sable, bitume ou gazon, voilà des terrains propices aux échanges de passes et de points de vue, si affinités. Après de nombreux dribbles chaloupés et quelques jongles ajustées, les rythmes cardiaques s’accélèrent, l’ambiance se réchauffe et le cœur des défenses adverses se laissent plus facilement pénétrer.« Rencontres Africaines » veut raconter des histoires d’hommes et de football et réaliser des portraits au fil d’un voyage sur ce continent. Partir du football, de son implication sociale au sein des communautés rencontrées, pour découvrir des femmes et des hommes. Observer « l’infini et merveilleuse diversité » de leurs spécificités, de leurs mode vie, pour mieux révéler l’universalité de leurs aspirations au bonheur.imgp5876.jpg

Un commentaire pour “Note d’intention du projet RsAs”

  1. Maud dit :

    J’ai vu ton lien sur facebook auj suite à ton article.

    Belle intention en tout cas! Je te( vous) souhaite donc un bon voyage, de belles rencontres africaines et de beaux récits. Comme le disait un célèbre Mr que j’aime bien “il n’y a d’homme plus complet que celui qui a beaucoup voyagé, changé vingt fois la forme de sa pensée et de sa vie”… tu as l’air en bonne voie. Chouette projet en tout cas, bravo!

    Juste une petite remarque cependant, si tu me le permets, le foie gras est une tradition inusable Gersoise. Pour le reste des départements, on est juste fairplay et c’est ce qu’on leur laisse croire mais ne pas se tromper aucune origine lointaine ou tradition de ce type ailleurs, c’est du copier/coller ou de la contre-façon. Parole de Gersoise;) Dans le Sud-Ouest, tout le monde c’est ça, sauf les Bordelais bien-sûr;)!

    Bon voyage